« En lui-même pas de point fixe

Les choses en prenant forme, d’elles mêmes se manifestent

Dans le mouvement, il est comme l’eau.

Dans la quiétude comme le miroir

Dans la réponse, comme l’écho. »

Zhuangzi. « Maître Zhuang » penseur chinois du IVème siècle av. J.C.

 

« Il ne s’agit pas d’imiter la nature mais de travailler comme elle ». Picasso 




Ce blog est consacré à l'évolution de mon activité picturale. Il est mis à jour aussi souvent que possible.

Si vous désirez un renseignement concernant ma peinture, ou acheter une toile, contactez moi sur mon mail ci-dessous:



Welcome. On this blog, you can see my works in progress.

If you want informations or buy a painting. Here's my Email:

zeleysin@free.fr


 

Présentation de mon travail pictural

 

Mon propos se situe dans une recherche picturale autour de l’humain, dans sa dimension spirituelle et corporelle. J’explore l’extraordinaire diversité et la richesse du concept d’humanité, en utilisant des métaphores, en travaillant notamment sur l’animal par anthropomorphisme, ou bien en m’interrogeant la part d’animalité en chacun de nous. J’ai abordé différents thèmes comme le corps, le mouvement, le combat, la religion, le portrait, ainsi que le paysage à la limite de l’abstraction.

La peinture est le lieu d’un travail sur la matière qui est d’abord sans forme et à laquelle je donne une configuration suivant mon intentionnalité. L’accident, l’imprévu, la rature, sont autant de paramètres que j’inclus dans le processus créatif. J’évite la routine en gardant une liberté d’expression renouvelée pour ne pas demeurer dans la facilité du savoir faire. Je tente de « lâcher prise » et en acceptant de ne pas tout contrôler. Les projections et les coulures, la prise en compte de l’inconscient me permettent de faire apparaître quelque chose de non programmé. C’est en prenant des risques et en étant dans une démarche instinctive loin des représentations et des postures confortables que des configurations inédites peuvent advenir.

Le corps, réceptacle de l’âme incarnée, est le lieu où se jouent le dedans et le dehors. La peau cache les entrailles, les muscles, tout en laissant entrevoir les veines et la chair par transparence. Peau et peinture sont des surfaces privilégiées de simulacres, véridiques et trompeurs. Tantôt la peinture montre en faisant signe vers la figure, tantôt elle se montre dans sa pure matérialité.

 

Cyril Leysin 

 

 

                                                                                                  

Entre combat cérébral et jeu carnavalesque  par Denys-Louis Colaux

 

Ce n’est pas un hasard si, dans l’œuvre de cet artiste étonnant (artiste peintre plasticien et professeur d’arts plastiques) je trouve trace de cette catégorie particulière de la nature morte qu’on appelle « vanité ». La vanité, très prisée chez les baroques (vanité des vanités, tout est vanité, lit-on dans l’Ecclésiaste) a pour objet, en exhibant l’os résiduel, de rappeler la précarité, voire la futilité de l’existence humaine. Une longue et lancinante (et passionnante) interrogation sur l’humanité attise l’œuvre de Leysin. Autour de ce thème central d’un questionnement sur « l’état d’homme », Leysin dresse une sorte de formidable plaidoyer pictural à charge et à décharge, il représente la violence et l’horreur (des images de la Shoah), la violence ritualisée (la boxe ou le sumo), la violence des combats d’animaux (les hommes dressant les animaux les uns contre les autres), il représente également les beautés du corps humain (danse, nudité) et les vanités (l’homme promis à devenir ossement). Le jeu est sans cesse relancé. Quittant la matérialité précise et définitive de l’os humain, l’artiste entre en abstraction et en poésie,  il représente  en de grands mouvements colorés, riches et denses, aériens et aérés, une grande nébuleuse rouge, un arbre de lumière, un paysage nébuleux. Leysin est dans l’écartèlement mais plutôt que de subir ces tractions, il en fait le tumultueux et envoûtant territoire de son œuvre. C’est un remarquable artiste du carnavalesque, quelqu’un qui nous rappelle que l’homme est beau et médiocre, grand et négligeable, transcendant et crotté de boue, poétique et ordurier, fondamentalement ambivalent. De même l’homme vu par Leysin est-il tout à la fois aspiré par un vœu sacré et capable de bafouer le sacré. La souriante animalité peut endosser les oripeaux grotesques de la hiérarchie spirituelle. De même le Christ mis en croix se révèle-t-il biodégradable, humain, ramené, en fin de parcours, en bout de crucifixion, à l’os du squelette. De même les clowns de Leysin nous saisissent et nous éblouissent par une formidable attitude de dignité et de noblesse. Ce tableau est une merveille. Beauté du comique. Leysin est d’une grande habileté intellectuelle. Dans cette geste carnavalesque qu’il mène avec une agilité extrême, il réussit l’alliance du comique et de la noblesse. La peinture de Leysin peut aussi, en écho à certaines de ses aspirations poétiques, se montrer d’une grande violence. Sa série de Christs en croix et en décomposition l’atteste.

Leysin nous parle aussi de son désir d’intégrer le geste accidentel, l’événement malencontreux dans son œuvre (la tache, la coulée, etc.). Certes. Et cette volonté s’inscrit parfaitement dans l’univers carnavalesque où l’on peut à la fois quêter ardemment l’art et lui conjoindre la maladresse.

Par ailleurs, les cinq autoportraits que signe Leysin me conforte dans l’idée du carnavalesque. Cette série de 5 œuvres me plaît énormément et ces autoportraits surprennent par leur mobilité, leur étonnante diversité, la violence parfois de leurs couleurs, la fuite (la fonte, la dissolution) des traits ou les procédés de mise en abîme pour les tableaux 3 et 5. Le portrait lui aussi est carnavalesque : indécis, vrai et caricatural, fluctuant, multiplié, plié. Leysin place sa représentation de soi-même dans la perspective de son art. Il joue le jeu. Il s’inscrit lui-même dans cet étau où le grotesque et le sérieux s’empoignent, ou, au demeurant, s’enlacent.

J’aime aussi chez cet artiste évidemment intellectuel cette épatante volonté d’en découdre, dans un grand jeu vital et physique, d’en venir aux mains avec ses idées. De passer sa pensée au crible de ses mains pour composer un art audacieux, un art puissant, inquiétant, cérébral. Un art costaud, libertaire, iconoclaste et intelligent.

 

 

Présentation

  • : La peinture de Cyril Leysin
  • La peinture de Cyril Leysin
  • : Culture
  • : Peinture figurative, peinture abstraite, paysages abstraits, autoportrait, mouvement, boxe, sumo, corrida, danse, guerre, mimétisme, animaux, musique, nus, corps, paysages, portrait, sacré, religion, pape, cardinal, crucifixion, peinture à l'huile, peinture acrylique, peinture, peinture... et encore de la peinture
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Images aléatoires

  • vague figure 3
  • Cardinal 6
  • L'esquive
  • Autoportrait 5
  • Nu au chat
  • La Chaise
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés